Synopsis : Dans un centre de conférence en Corée du Sud, une attaque biochimique plonge le bâtiment dans le chaos. Les survivants tentent de survivre à un nouveau genre de zombie inarrêtables, capables de communiquer entre eux et de s’adapter à leur environnement.
Leur seule chance de survie ? Détruire la source de l’infection.

C’est LE film que je voulais voir cette année en fan inconditionnelle de Ji Chang-wook. D’autant que le film a largement été mis en avant avec sa présentation au festival de Cannes et que le réalisateur Yeon Sang-ho est un pro des films de zombie (C’est le réalisateur du film le Dernier train pour Busan)
Au-delà du sens qu’on peut lui donner, c’est un bon film d’action. Il m’a beaucoup rappelé le film World War Z, notamment avec le côté des scientifiques à la rescousse.
Jeon Ji-Hyun est parfaite dans ce rôle taillé pour elle. D’ailleurs, ce film a une vibe girl power très appréciable.
Mon vrai coup de cœur acteur, c’est Kyo Koo-hwan (le méchant scientifique fou… vous savez comme j’aime un bon méchant) je l’ai trouvé très convaincant. Sa voix, son regard … il était détestable du début à la fin, fascinant par son jeu.
Ji Chang-Wook, comme toujours, nous offre une prestation forte en émotion, mais j’aurais voulu qu’il ait un rôle plus important.
Ceci dit, l’un des points clés du film, c’est qu’il nous invite à réfléchir sur des problèmes de société.
Plus qu’un film de zombie, une métaphore de la société
— ATTENTION MINI SPOILER —
Dans les interviews, le réalisateur explique que son but est de montrer que face à un groupe (les zombies) qui pense “collectif” et partage les informations en temps réel, le “chacun pour soi” est synonyme de mort. La situation dans le centre de conférence est une métaphore de la société actuelle avec les zombies qui représentent l’IA et les victimes décimées une à une, qui représentent les humains de plus en plus individualistes et isolés.
Mais on peut également y voir une critique de la pensée trop collective. Vers la fin où les zombies, privés de libre arbitre, foncent ensemble vers leur perte suite à un défaut de communication.
On peut facilement faire le parallèle avec la nouvelle réalité d’une société qui tend de plus en plus à punir les pensées divergentes, rendant les débats stériles et à s’harmoniser en s’appuyant de plus en plus sur l’IA pour ses productions.
Une pensée trop collective n’est-elle pas le début de la fin de l’évolution de l’humanité ?
Je recommande ?
Oui. Je ne dirais pas que c’est le film de l’année, mais je ne suis pas déçue d’être allée le voir. Que vous ayez envie d’un bon film d’action, ou de réfléchir à l’existence humaine. Ce film est pour vous.
(Article extrait de la Newsletter de Juillet 2026)

