Notes from the last row : dialogue entre un vétéran et une étoile montante

Notes from the last row : dialogue entre un vétéran et une étoile montante

Et vous, professeur ? Votre vie est-elle devenue intéressante ?

Voici la phrase que j’utiliserais si je devais résumer le drama Note from the Last Row, le dernier drama de Choi Min-Sik et Choi Hyun-Wook disponible sur Netflix.

Synopsis : Adapté de la pièce de théâtre espagnole du même nom (El chico de la última fila), le drama nous raconte la rencontre entre Heo Mun-Ho, professeur de littérature frustré de n’avoir publié qu’un seul livre, et Lee Kang, l’un de ses élèves qui semble avoir un don pour l’écriture. Intrigué par ses récits, Heo Mun-ho propose à Lee Kang des cours particuliers pour l’aider à progresser sans savoir qu’il ouvrirait une boîte de Pandore.

Choi Min-Sik (Professeur Heo Mun-ho) et Choi Hyun-Wook (Lee Kang)

Avis : Plus qu’un simple thriller psychologique, ce drama met en scène la déchéance d’un homme désespérément en quête de stimulation et d’excitation, qui, enfermé dans la monotonie asphyxiante de sa vie, se laisse facilement manipuler par celui qu’il voit comme la clé de sa libération.

L’histoire nous tient en haleine du début à la fin. À chaque épisode, un nouvel élément fait basculer nos certitudes dans cet univers où rien n’est vraiment tel qu’il y paraît.

La réalisation est excellente.

La musique est choisie avec soin, vous plongeant dès le générique dans une atmosphère pesante. Jamais trop présente, elle vient sublimer une action ou un moment décisif de l’histoire, comme à la fin de l’épisode deux où le morceau à la frontière entre le rock et le métal « When the devil’s call I’m gonna ride that train » illustre la bascule du professeur Heo Mun-ho. On devine alors que malgré sa réticence du début, le professeur Heo va sans doute finir par se laisser happer par le scénario de Lee Kang, contre toute morale, logique et bon sens. En dehors de ces moments, le drama laisse la lourdeur des dialogues entre les protagonistes mettre le spectateur dans l’ambiance.

Les décors mettent en évidence la différence entre l’univers de Lee Kang et Heo Mun-Ho, froid et sombre, et celui de Se-Yun et sa famille, lumineux et pastel. Une vie à laquelle nos deux protagonistes aspirent.

Les acteurs principaux sont fascinants.

Les réalisateurs ont fait venir la crème de la crème.

Choi Min-sik, le chouchou de Park Chan-wook (Oldboy, I met the devil, Lady vengeance) et Choi Hyun-wook, une étoile montante des dramas coréens (Twenty-one Twenty-five, DP, Twinkling watermelon, My dearest nemesis).

Le scénario centré sur eux ne laisse pas de place aux fautes de notes et nos acteurs ont su se montrer à la hauteur de ce défi.

Choi Min-sik est détestable dans le rôle du professeur Heo Mun-Ho, bourru, égoïste, blessant. On a d’abord un peu pitié de lui et de son complexe d’infériorité. Puis, à mesure que le drama avance, ce sentiment laisse place à l’incrédulité, face à sa malléabilité, face à sa cruauté et à son jugement deux poids, deux mesures.

« Pour écrire de bonnes histoires, il faut être une bonne personne », dit-il à Lee Kang pour tenter de le ramener sur le droit chemin. Pourtant c’est lui qui bascule, rattrapé par ses démons: envie et jalousie.

J’ai vraiment détesté Heo Mun-ho. J’ai adoré Choi Min-sik.

Face à lui, Choi Hyun-wook n’est pas en reste. Sa posture, sa démarche, ces expressions de visage sont calculées pour donner vie à Lee Kang, cet étudiant mystérieux dont on devine un motif ultérieur. Sans trop en faire, il donne parfaitement le change à Choi Min-sik, emmenant avec lui les spectateurs dans un rollercoaster émotionnel. Qui est-il ? Que cherche-t-il ? Est-il sincère ?

Lee Kang est un personnage qu’on ne cerne vraiment qu’à la fin du drama et Choi Hyun-Wook le représente à la perfection.

Si vous n’étiez pas encore convaincus par ces talents d’acteur, ce drama se chargera de taire vos derniers doutes.

Les regards perturbants de Lee Kang

Verdict : 9/10 Je recommande ! À regarder si vous aimez les thrillers et les histoires intrigantes (ex. : A Killer Paradox, Beyond Evil…).

Pour moi ce drama est un sans-faute, depuis la sélection des acteurs, le choix de la bande-son et le nombre d’épisodes. En effet, avec 6 épisodes affichés, le risque était de manquer de temps pour développer les personnages et offrir un scénario solide. Les réalisateurs ont su gérer leur rythme à la perfection pour offrir aux spectateurs une histoire convaincante et intrigante du début à la fin.

Et toi tu l’as vu ? Dis-moi ce que tu en as pensé en commentaires.


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