7 ans.
C’est le temps écoulé depuis le dernier concert de BTS.
7 ans.
C’est le nombre d’années qu’ont attendu les fans français pour voir, ou revoir, le groupe enflammer Paris.
Alors pour l’occasion, BTS a fait les choses en grand : une scène centrale monumentale et un Stade de France rempli à ras bord. 88 000 personnes le vendredi, 92 000 le samedi. Des fans venus de toute la France, mais aussi des quatre coins du monde, réunis sous le même toit.
Vendredi 17 juillet – Jour 1 : La douche froide… puis la magie
Billets catégorie 1 en poche, notre excitation était à son sommet… jusqu’à ce qu’on découvre nos places exactes.
E3 – Rang 56.
Loin. Très loin. Et surtout, coincées sous un balcon dont le rebord nous coupait totalement la vue sur le ciel. Alors oui, la vue sur la scène principale était dégagée, mais toute la magie des feux d’artifice et des confettis ?
Impossible à voir depuis notre angle.

Ce genre de visibilité devrait être réservé aux catégories 2 ou 3, ou a minima comporter la mention « visibilité réduite ».
Mais qu’à cela ne tienne ! Une fois la pointe d’agacement ravalée, nous étions bien décidées à profiter de chaque seconde.
En début de soirée, l’ambiance dans le stade est curieusement calme (autant qu’un stade de cette taille puisse l’être). On ressent une tension étrange, celle des moments qui précèdent les grandes annonces. Les fan chants restent discrets, quelques cris fusent, mais globalement, tout le monde a les yeux rivés sur la zone d’accès.
Puis à 19h30, l’atmosphère bascule. Les premiers hurlements retentissent sur les premières notes de musique et s’intensifient lorsqu’un « ninja » armé d’un fumigène rouge fait son entrée sur la piste.
Rouge. Comme la couleur du logo de leur nouvel album.

Quelques minutes plus tard, c’est l’explosion de joie. Une onde de choc traverse le stade à l’apparition de Jin, J-Hope, V, Suga, RM, Jimin et Jungkook.
Tout de noir vêtus, le visage grave, ultras concentrés. On aurait dit des soldats prêts à entrer au combat.
Ils ouvrent le show avec Hooligan, un morceau qui ne m’avait pas forcément marquée à l’écoute de l’album, mais qui prend une dimension phénoménale sur scène.
A cet instant un mot me vient immédiatement en tête : 멋지다 (meotjida : captivant, stylé, classe).
À partir de là, tout s’enchaîne à une vitesse folle. Je m’égosille comme une possédée sur Alien, RUN BTS, No Today. Autour de moi, la foule danse, saute et chante comme un seul corps connecté au groupe. Ravie et reconnaissante de vivre cet instant.
Et puis vient la surprise : BTS nous catapulte directement en 2014 avec JUMP et l’incontournable couplet de V. Un couplet mémorisé par chaque personne présente et chanté à l’unisson. J’avais tellement répété ces paroles que pouvoir les chanter avec V était vraiment un moment de pur plaisir.
누가 나를 막아도 (what?)
나의 갈 길을 간다고 (what?)
인생 한 방이라고
Leggo (leggo) leggo, oh-oh-oh
단 하루를 살아도 (what?)
후회는 절대로 없다고 (what?)
한번 뛰어보자고
Let’s jump (jump, jump, jump, jump)
Les deux heures de concert passent à une vitesse folle.
On n’a même pas le temps de réaliser qu’on vit un rêve éveillé : revoir le groupe sur scène.
Samedi 18 juillet – Jour 2 : L’apothéose en Carré Or
Deuxième jour. Aujourd’hui, c’est LA journée que j’attends avec impatience. Nous aussi, on a voulu marquer le coup : places en VIP Carré Or avec accès au soundcheck, et hanboks customisés aux couleurs de l’album.
On espère bien se faire remarquer par les drones !

12h30 : arrivée au stade, boostées à bloc. Cette fois, on a tout le temps de faire le tour et de rencontrer d’autres ARMYs. Dans les files d’attente, ça danse sur les sons du stade, ça distribue des goodies, ça se complimente sur les tenues dans une ambiance hyper bienveillante. Entre l’attente et la chaleur, cette bonne humeur collective est le meilleur carburant. On s’est même entraînées à chanter Arirang en groupe pour accorder nos voix. Franchement pas mal, je crois qu’on devrait créer un chœur ARMY !
16h00 : on entre enfin dans le stade, et le soleil nous accorde un peu de répit. Le Carré Or est tellement proche de la scène qu’on n’aura même pas besoin des écrans géants. Quelques minutes plus tard, le groupe débarque en tenue décontractée. Mention spéciale à Hobi et son look Hip-Hop Fashion impeccable. C’est presque irréel de les voir d’aussi près.
Quelques photos du soundcheck (je n’ai pas réussi à en avoir une bien de Suga 🙁 )






Le soundcheck ne dure que quinze minutes, mais il nous offre un avant-goût électrisant de la soirée.
18h00 : le gros de la foule investit le stade et l’excitation explose. Les fans enchaînent les fan chants et les olas. Une personne déguisée en Carapuce enflamme les gradins. On tape du pied, on crie, la joie se lit sur tous les visages.
Lorsque le concert démarre enfin, la proximité change tout. On prend la pleine mesure du show : le feu qui jaillit, la pluie de confettis, les jets de vapeur, leur tour de stade et la pyrotechnie qui souligne chaque moment fort.
Mais le plus beau, ce sont les interactions. Sur scène, leur complicité est intacte. Ils se taquinent, gravitent les uns autour des autres au-delà des placements théoriques, s’arrosent avec des bouteilles d’eau et s’échangent des sourires complices sous le regard attendri des fans.

Le climax de la soirée arrive lorsqu’ils amorcent Body to Body. Les fans se mettent alors à entonner Arirang en chœur, sans une seule fausse note.
Le groupe s’arrête,
écoute,
suspendu à cet instant magique.
92 000 personnes venues d’ailleurs, chantant d’une seule voix un hymne traditionnel coréen. L’émotion est tellement vive que Jungkook, au comble du moment, finit par fondre en larmes à la fin du concert.
Ils ont promis de revenir bientôt. Une chose est sûre : on les attendra de pied ferme.
Et toi ? Tu y étais ? C’était comment de ton côté du stade ?
📸 Envie de voir plus d’images ?
Retrouvez toutes mes photos de près, l’ambiance dans la file d’attente et mes extraits vidéo du concert sur mon compte Instagram : @lily__Onnie
Ces articles pourraient t’intéresser :
BTS Arirang : Pourquoi vous devriez l’écouter 3 fois où plus
BTS, Arirang et le paradoxe de la K-pop mondialisée
K-notes#9 : The wonderfools, Teach you a lesson et le concert de Woodz

