Bonjouuur !
Le mois de mai a commencé sur les chapeaux de roues.
Entre un aller-retour express à Londres pour assister à un festival de gastronomie et mes pérégrinations parisiennes, mon “Seoul State of Mind” a été bien nourri !
Au programme de cette K-note :
- Avis sur la traque dans le sang (Bloodhounds) et le film humanit
- Revue de l’album de T.O.P
- Pop-up SOIH à Paris
Bonne lecture !
K-screen : avis sur la traque dans le sang, humanit
Ces dernières années, un nouveau genre de drama a le vent en poupe : les dramas d’action. Mais pas n’importe lesquels, les dramas violents. Ils se sont lentement insinués dans nos programmes Netflix, la faute à nos acteurs chouchous qui se sentent obligés de tester de nouveaux genres… Mais je vous vois venir.
« Enfin, tu es la première à dire qu’il faut que les acteurs se renouvellent et se défassent des étiquettes qu’on leur a collées (hum hum… I’m watching you, Park Seo-Jun.) »
Oui je sais, je l’ai dit et je m’y tiens cependant, cela ne m’empêche pas d’être quelque peu choqué par l’extrême graphisme de certaines scènes… Pensez-vous qu’il n’y a pas si longtemps, dans le drama, un coup de couteau n’était pas vraiment montré ? Le geste, oui, le résultat, oui, mais pas… l’action en elle-même.
Pourtant désormais on assiste à des brisures d’os grandeur nature devant lesquelles mon âme sensible est chamboulée…
Enfin, tout ça pour dire que j’ai regardé La Traque dans le sang en fermant beaucoup les yeux. Surtout pendant la deuxième saison.
La traque dans le sang (terminé)
Genre : Action | 2 saisons – 8 épisodes par saison | Netflix

Synopsis : Gun-Woo et Woo-Jin se rencontrent pour la première fois lors d’un combat de boxe et se lient d’amitié. La série raconte leurs aventures face à deux antagonistes : Kim Myeong-gil saison 1, à qui la mère de Gun-Woo a emprunté de l’argent, et Im Baek-Jeong saison 2, qui est prêt à tout pour que Gun-Woo rejoigne sa ligue de boxe illégale.
Avis :
Que dire ?
Si la première saison avait un scénario qui tenait la route, centré sur l’amitié entre Gun-Woo et Woo-Jin, l’esprit du boxeur et de très belles scènes d’action, j’ai été beaucoup moins séduite par la saison 2 qui se concentrait surtout sur… la violence de l’antagoniste. Les scènes de combats ont gardé le même niveau de réalisation, mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire la grimace devant certaines situations complètement irréalistes, le côté ‘sympa’ (faute d’autre mot) de Woo-Jin et la superficialité de la storyline de certains personnages (Hong Min-Beom, les deux agents spéciaux du NIS, le collègue de Min Kang-yong..etc).
Je suppose au vu de la fin qu’on peut s’attendre à une saison 3. Si cette dernière a lieu, j’aimerais vraiment que Woo-Jin arrête de servir de punching-ball à tout le monde.
Ceci étant dit, j’ai ADORE la prestation de Rain Oppa (Im Baek-Jeong), qui était détestable au possible (devons-nous également souligner la magnificence de sa sculpture ?). J’avoue que je ne le connais pas beaucoup en tant qu’acteur ou même chanteur, mais chaque fois que je le vois en action, je suis impressionnée ! Dans une industrie qui semble valoriser la jeunesse, Rain Oppa nous montre qu’il en a encore dans le ventre. J’ai hâte de voir l’évolution de son rôle dans la troisième saison… ou son évolution tout court dans un autre K-drama
Côté film, j’ai récemment regardé
Humanit (terminé)
Genre : Action/espionnage | 119 min | Netflix

Synopsis : un film d’espionnage dans lequel des agents sud-coréens essaient de démasquer un réseau de trafic humain russe. Avec Park Jeong-Min, Zo In-sung, Shin Se-Kyung et Park Hae-Joon.
Avis :
Il m’a beaucoup rappelé le drama Moving, peut-être à cause de Zo In-Sung. Ce n’est pas un film mémorable, mais il est divertissant et bien réalisé. Les acteurs sont très bons dans leurs rôles, Zo In-sung et son charisme silencieux, Park Jeong-min et son regard de braise, Shin Se-kyung et sa beauté fragile. Quant à Park Hae-joon… il est juste bon partout.
À rajouter à votre liste si vous aimez les guerres d’espionnage Corée du Nord et Corée du Sud avec la Russie en grand méchant loup.
K-Musique : Lee Young-ji en concert, revue de l’album de T.O.P et Millie
Actu concert !
Commençons par une bonne nouvelle. Lee Young-Ji vient en concert en France en octobre et j’ai mes billets. 🙂
Pour ceux qui ne la connaitraient pas, Lee Young-ji est une rappeuse coréenne mais également animatrice du YouTube show “no prepare”. Elle est très connue pour sa franchise et son humour, mais n’en reste pas moins une rappeuse et une chanteuse accomplie qui a remporté “Show Me The Money 11”.
J’adore son titre “Small girl” avec D.O de EXO
Coup de cœur du mois :
D’ailleurs, toujours sur le sujet des artistes féminines de Show Me the Money, j’ai récemment développé une obsession pour une autre rappeuse : Milli.
Elle n’est pas coréenne mais elle enflamme, mais sa présence sur scène est incroyable, le mix entre parole en thaï, coréen et anglais dans ces collaborations est vraiment chouette. Je ne regarde pas l’émission mais YouTube ne cesse de me proposer des shorts de ces performances (à juste titre ^^).
Lorsque je l’ai vu chanter AEIOU avec Loco, je suis restée scotchée à mon écran, complètement fascinée. Les fans de rap sauront apprécier son dernier album où elle collabore notamment avec Chanbin de Stray Kids.
En attendant, je vous laisse juger sa performance en image.
Revue d’album :
Pendant mon trajet pour Londres, j’ai eu tout le temps d’écouter le nouvel album de T.O.P et franchement c’était une belle surprise.
Pour rappel, T.O.P est un ancien membre du groupe BIGBANG avec lequel il a pris ses distances suite à des controverses liées à sa consommation de marijuana. Il a amorcé son retour sur la scène médiatique en surprenant tout le monde dans Squid Game 2 avec un rôle presque autodérisoire, d’un rappeur addict déchu. Contrairement aux critiques, j’ai bien aimé sa prestation.

Le 3 avril, il a marqué son vrai retour artistique en sortant son premier album solo en 13 ans : TOP SPOT – Another dimension.
L’album pourrait presque être considéré comme un seul gros morceau de 37 minutes tellement les morceaux sont liés les uns aux autres. Je recommande vraiment de l’écouter du début à la fin, T.O.P. nous raconte une histoire. Son histoire.
Le premier morceau “self-crucifixion” apparaît comme une revue rapide de sa carrière rendue très réaliste par l’insertion de véritables extraits audios des flashs d’info le concernant : la prise de marijuana, l’overdose, la controverse de sa séparation avec Big Bang, le fait qu’il ait été cancelled, sa participation à Squid Game…
Alternant entre morceaux de rap sombre, hip-hop des années 90 et pop, l’album est clairement destiné à un public averti nostalgique de l’âge d’or de T.O.P. On y retrouve son excentricité assumée et une forme de courage à véritablement adresser en toute transparence la crise qu’il a traversée ces dernières années.
Mes morceaux préférés : The giant – Zero-coke – Seoul chaos – for fans
J’ai l’espoir secret de le voir rejoindre à nouveau Bigbang, mais seul l’avenir nous le dira.
Ma playlist Seoul State of Mind
Et vous, vous écoutez quoi en ce moment ?
K-Event : pop-up SOIH Paris
Au détour d’un déjeuner avec une copine, je suis passée faire un tour au pop-up Soih encore ouvert jusqu’au 10 mai.
Le pop-up met en avant des créations d’artistes coréens, des poissons porte-bonheur, des éventails avec des calligraphies, des éléments de déco. Mais les pièces qui m’ont le plus marquée sont les pièces en najeonchilgi, un artisanat traditionnel coréen qui consiste à incruster de la nacre sur des objets laqués, souvent en bois, pour créer des motifs décoratifs très fins et brillants. Le mot vient de najeon (“nacre”) et chilgi (“objet laqué”).
Le najeonchilgi est considéré comme un symbole majeur de l’artisanat coréen et le rendu est vraiment magnifique. J’ai eu un coup de cœur pour les boîtes à bijoux de la marque February Mountain.
C’est un stop sympa pour une flânerie du dimanche.


Et vous, vous l’avez entretenu comment votre Seoul State of Mind ?
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